Non, la maladie rénale chronique n'est pas une maladie silencieuse !

Communiqué

L’intérêt d’être à l’écoute des patients, y compris pour la mise en place des essais cliniques. Alors que la maladie rénale chronique ne cesse de croître en France et dans le monde, le réseau d’investigation clinique spécialisé sur la pathologie, INI-CRCT labélisé F-CRIN, souligne l’importance de la parole des patients en médecine de ville dans la mise en place des protocoles d’étude clinique. C’est avec et grâce à eux que sont développées des solutions thérapeutiques médicamenteuses et non médicamenteuses qui améliore non seulement la fonction rénale mais également leur qualité de vie.

En France 5,7 millions de personnes souffrent d’une maladie rénale chronique, c’est-à-dire d’une diminution plus ou moins importante et irréversible de la fonction des reins. Une incidence qui ne cesse de croître. Principalement causée par le diabète et l’hypertension artérielle, cette pathologie entraine l’accumulation de déchets et liquides dans l’organisme.

La maladie rénale chronique, une maladie silencieuse ?

Considérée à tort comme silencieuse, la maladie rénale chronique se manifeste tôt par des signes tels que la fatigue et les douleurs musculaires. Elle nécessite que la médecine de ville soit à l’écoute des patients et prescrive systématiquement, en cas de symptômes d’alerte, une prise de sang et une analyse d’urine pour une prise en charge précoce de la maladie.

Le réseau de recherche clinique labélisé F-CRIN "INI-CRCT" redouble d’efforts pour identifier, évaluer et développer des solutions thérapeutiques à cette pathologie. Aujourd’hui, ses coordonnateurs soulignent l’importance de l’initiative internationale "SONG" (Standardised Outcomes in Nephrology) qui vise à formaliser une base commune de critères rapportés dans les essais, avec l’aval des patients, pour optimiser la recherche, avoir des critères pertinents pour tous, homogènes et consistants. Une 1ère en néphrologie car à l’heure actuelle, beaucoup d’études sont menées avec des résultats difficilement exploitables et regroupables compte tenu de la diversité des critères mesurés.

Prendre en compte l'avis des patients, y compris dans la mise en place de protocoles cliniques

L’initiative Internationale "SONG", inspirée par les travaux de rhumatologues dans les années 90, a débuté en 2015. Après l’hémodialyse et la greffe, le réseau F-CRIN "INI-CRCT" donne la priorité à l’insuffisance rénale chronique en lançant une enquête DELPHI. Le but : déterminer cinq critères de jugement obligatoires à la mise en place d’essais cliniques afin d’améliorer la qualité de la recherche et uniformiser les résultats.

Devront ainsi être obligatoirement mesurés : la mortalité, les évènements cardiovasculaires, l’évolution de la fonction rénale, la nécessité de recourir à la dialyse ou à la greffe et la capacité à réaliser les activités du quotidien. Ce dernier critère est très important car il prend en compte l’impact de nouvelles thérapeutiques sur un critère de santé perçu qui impacte la qualité de vie des patients au quotidien.

« Avec cette initiative nous souhaitons normaliser une base de critères obligatoires, mondialement validés par nos pairs et les patients, pour la mise en œuvre des essais cliniques. Le critère de santé perçu permet, dès les prémices de la recherche, de tenir compte de l’avis des patients. Nous créons ainsi un véritable partenariat soignant/soigné. » explique le Pr Bénédicte SAUTENET, Professeur de Thérapeutique dans le service de Néphrologie du CHU de Tours et membre du réseau d’investigation clinique F-CRIN "INI-CRCT".

Après une expérience post doctorale au Centre for Kidney Research à l’Université de Sydney en Australie en 2015-2016, le Pr Sautenet a intégré le réseau INI-CRCT en 2017 et participe aujourd’hui à la mise en place de l’initiative « SONG » en France. Son ambition : optimiser la méthodologie des essais thérapeutiques en néphrologie, partager les « bests pratices » internationales et développer des protocoles de recherche avec des critères de jugement centrés sur les patients où leur qualité de vie est mesurée.

Au total, 2189 personnes réparties dans 73 pays ont participé à l’enquête DELPHI, dont des patients, des aidants, des soignants, des chercheurs et des professionnels de la santé. Les résultats feront d’ailleurs l’objet d’une publication prochainement dans un journal prestigieux.

Contact Presse

EVE’VOTREDIRCOM
06 62 46 84 82
servicepresse@votredircom.fr

Partager

Mis à jour le 10 mars 2024